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Quand le passé ressurgit dans le présent : pourquoi certains événements traumatiques continuent-ils de nous habiter ?

il y a 11 minutes
4 min de lecture


Il a suffit de sentir l'odeur de l'essence pour que tout resurgisse


On peut avoir le sentiment d'avoir tourné la page.

L'événement est terminé.

On en a parlé.

On l'a compris.

C'est du passé.

On a parfois même le sentiment de l'avoir dépassé.

Et pourtant, un jour, une odeur, un bruit, une voix ou une sensation corporelle suffit à le faire surgir.


Un parfum peut ramener instantanément à une personne. Le bruit d'une porte qui claque peut faire remonter une scène de dispute. Une sonnerie de téléphone peut provoquer une boule au ventre après une période professionnelle difficile. Une phrase, prononcée sur un certain ton, peut réveiller en quelques secondes une sensation que l'on pensait avoir laissée derrière soi.


Ce n'est pas toujours un souvenir précis qui revient. Parfois, c'est le corps qui semble se souvenir avant même que l'on comprenne pourquoi.


Pourquoi ?

Notre système nerveux semble avoir reconnu quelque chose.

C'est ce type de réaction qui peut être déstabilisant : « Je sais que je ne suis plus là-bas. Alors pourquoi est-ce que je ressens encore ça ? »


À Lyon, j’accompagne les hommes et les femmes qui souhaitent apaiser leurs émotions, se libérer de leurs blocages émotionnels grâce aux thérapies brèves, à la PNL et au Reiki.

📍 Consultations à Lyon 6 en semaine, à la Croix-Rousse (Lyon 4) le mardi soir et à Lyon 1 chez Yoga Korner le samedi.



🧠 Le cerveau ne stocke pas un traumatisme dans un seul endroit


Le cerveau ne confond pas nécessairement le passé et le présent, il réagit.

On entend parfois que les souvenirs traumatiques seraient « bloqués dans l'amygdale » et qu'une thérapie permettrait ensuite de les faire passer vers le cortex.


Cette image permet de comprendre intuitivement le phénomène, mais la réalité neurologique est beaucoup plus complexe.


L'amygdale participe notamment à la détection de la menace et au traitement des informations émotionnelles. L'hippocampe joue un rôle important dans la mémoire et dans la contextualisation des événements. Les régions préfrontales participent notamment à la régulation, à l'évaluation et à la mise en contexte.


Les recherches sur le stress post-traumatique mettent justement en évidence les interactions entre ces différents systèmes, plutôt qu'un souvenir simplement « stocké » dans une zone du cerveau.


Lorsqu'une expérience est fortement stressante, les systèmes de détection de la menace et de stress peuvent être particulièrement mobilisés. Dans certains cas, des éléments associés à l'événement — un son, une odeur, une sensation, un contexte — peuvent ensuite devenir des indices capables de réactiver une réponse de peur ou de détresse.

Le cerveau ne confond pas nécessairement le passé et le présent. Il peut simplement réagir très rapidement à une information qui ressemble à celle associée à une expérience passée.


C'est une distinction importante. Nous pouvons parfaitement savoir pourquoi nous avons le sentiment d'être nul, blessé, pourquoi nous manquons de confiance, pourquoi nous avons peur de décevoir ou pourquoi nous avons besoin de tout contrôler. Et pourtant, continuer à réagir de la même manière.


C’est une expérience que je rencontre souvent en consultation.


Pourquoi ces réactions peuvent-elles être si physiques ?


Parce que la mémoire n'est pas uniquement une histoire que l'on se raconte.

Elle est aussi associée à des sensations, des émotions, des réactions physiologiques et à tout un ensemble de contexte sensoriel.

C'est pourquoi une personne peut dire :

« Je sais que cette situation n'est plus dangereuse, mais mon corps réagit comme si elle l'était encore.»

Cette dissociation entre ce que l'on sait aujourd'hui et ce que l'on ressent encore peut être particulièrement présente dans les troubles liés au traumatisme.


Les travaux en neuroimagerie consacrés au PTSD s'intéressent notamment aux interactions entre amygdale, hippocampe et cortex préfrontal, même si les résultats sont plus nuancés qu'un simple modèle « cerveau émotionnel contre cerveau rationnel ».



Alors, peut-on vraiment « retraiter » ce qui s'est passé ?


C'est précisément l'objectif des thérapies centrées sur le traumatisme.

L'EMDR — Eye Movement Desensitization and Reprocessing — est aujourd'hui l'une des psychothérapies recommandées pour le PTSD. Les recommandations VA/DoD 2023 placent notamment l'EMDR, l'exposition prolongée et la thérapie de traitement cognitif parmi les psychothérapies centrées sur le traumatisme les mieux étayées.


L'objectif n'est pas d'effacer le souvenir.

Il s'agit plutôt de permettre que le souvenir puisse être rappelé sans déclencher la même réaction de détresse, et qu'il puisse retrouver sa place dans l'histoire de la personne : « cela m'est arrivé », plutôt que « cela est encore en train de m'arriver ».


La TSBH utilise elle aussi une stimulation bilatérale, associée à des éléments issus de l'hypnose, pour accompagner le retraitement de certaines expériences difficiles et diminuer la charge émotionnelle qui leur est associée.


La proximité de certains outils explique que la TSBH puisse être présentée comme une approche inspirée de l'EMDR.


Mais il est important de ne pas les présenter comme deux méthodes équivalentes : le niveau de preuve scientifique dont dispose l'EMDR pour le PTSD ne peut pas être automatiquement transposé à la TSBH.


Cette distinction fait partie, pour moi, d'une pratique responsable.


Pour ma part, j'exerce la TSBH. Cette pratique est issue de l'EMDR et fondée sur les mouvements oculaires. Mais en France seuls les médecins et psychogues sont autorisés à être formé à l'EMDR. C'est différent dans le reste des pays européen et les Etats-Unis. Je ne suis ni médecin, ni psychologue mais pourtant confiante dans les clés qu'offrent les mouvements oculaires.

Alors, je me suis orientée vers la TSBH qui associe l'hypnose à ces mouvements et rejoint alors mes autres pratiques.


Pour aller plus loin

Si vous souhaitez en parler, nous pouvons planifier une séance, appel découverte.






Une approche certifiée en thérapies brèves

Je suis praticienne diplômée en thérapies brèves et formée à la Technique de Stimulation Bilatérale Holistique (TSBH).

Cette méthode constitue aujourd'hui un outil puissant pour accompagner les personnes souhaitant dépasser un blocage émotionnel ou un événement difficile, dans le respect de leur rythme.

Chaque accompagnement est personnalisé afin de choisir les techniques les plus adaptées à votre situation.



Vous dépasser vos traumatismes ?


La bascule de Juliette, c'est une opportunité de vous choisir. Si vous souhaitez être accompagnée, je serai heureuse de vous guider.



 
 
 

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